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SOS outre mer au Liban

Au mois d’août dernier, nous avons pu rendre visite à Sœur Virginie et à ses enfants au Liban. Accueil chaleureux, comme toujours, et même dès l’aéroport de Beyrouth où ils étaient une dizaine à nous attendre, une rose rouge à la main.

En traversant Beyrouth, nous constatons que les traces de la guerre, et notamment des bombardements de 2006, ont été effacées. La ville est paisible et active malgré une chaleur torride (47°). Seules les patrouilles de l’armée libanaise, omniprésente, nous rappellent que le pire peut se produire à tout moment dans ce pays en proie aux rivalités de ses belliqueux voisins. Sur la route qui nous mène à Zahlé, dans le minibus offert par Sos outre mer en 1998, les barrages militaires sont toutefois moins nombreux qu’il y a quelques années.

Arrivés à la maison, ce sont les « poussins », les plus jeunes des enfants,, qui nous accueillent avec un émouvant petit récital de chansons en français dans lesquelles il est question de « petits poissons qui nagent, nage,nt, nagent… », gestes à l’appui.

Les plus grands nous rejoignent pour assister au déballage des 50 kg de médicaments, jouets, DVD, friandises, fournitures scolaires et vêtements que nous avons apportés. Nous remettons également au trésorier, Michel Braïdi, une enveloppe contenant 1400 $.

Sœur Virginie nous fait ensuite visiter les nouveautés de la maison : le bâtiment abritant les chambres, la cuisine et la petite chapelle des grands garçons, où nous logerons, l’extension de la garderie et, bien entendu, le car de 30 places flambant neuf à l’achat duquel notre association a, grâce à votre générosité, contribué pour moitié.

Enfin, le dîner dans la grande salle à manger, gagnée sur l’ancienne cour, sera l’occasion d’apprendre toutes les nouvelles de cette grande famille et de la situation dans le pays.

Très vite, nous comprenons que sous la quiétude apparente se cache l’angoisse d’assister, à l’automne peut-être, à un nouvel embrasement.

Le 3 août, lendemain de notre arrivée, un incident à la frontière israélienne, au sud, fera six morts, trois dans l’armée libanaise et trois dans celle d’Israël. Avec le chauffeur de la maison et deux des grands enfants, Anita et Joe, nous descendrons dans le sud, jusqu’à Cana et Tyr, sur les pas de Jésus. Mais nous ne nous attarderons pas et, à Cana, nous nous contenterons de traverser lentement la ville en voiture car l’atmosphère est pesante, la foule se presse dans les rues et les visages sont graves. Partout des affiches, banderoles et drapeaux à la gloire du Hezbollah et de ses « martyrs ». Pour la première fois, j’ai, cette année, le sentiment que le sud et la Bekaa sont littéralement occupés par ce parti islamiste chiite. Le « parti de Dieu » paye tout avec l’argent iranien qui coule à flots : écoles, dispensaires, reconstruction des maisons, achat de terrains, etc.

Les chrétiens, eux, se regroupent dans les villages de montagne ainsi qu’à Zahlé, Beyrouth-est ou Jounieh. Lors de mon précédent voyage, au cours d’une rencontre avec Samy Gemayel, fils de l’ancien président Amin Gemayel et aujourd’hui député, celui-ci nous confiait son souhait de voir créer des cantons par communauté. Ce sera peut-être la solution, même si le cas de Beyrouth est difficile à régler.

A l’entrée des magnifiques ruines romaines de Baalbek, une autre surprise nous attend: une grande exposition, très officielle, de propagande du Hezbollah ! Slogans vengeurs, armes prises à l’ennemi israélien, reconstitution de postes de combat avec lance-missiles et Kalashnikovs, photos des « atrocités » commises par Tsahal, posters de l’Ayatollah Nasrallah désignant à ses missiles des cibles claires : Tel-Aviv, Haïfa, etc. Intimidation pour les uns, encouragement à l’action pour les autres parmi lesquels les 22 000 combattants armés du Hezbollah qui attendent dans l’ombre le signal.

Le lendemain, en traversant la région montagneuse du Chouf et en sillonnant les routes du Mont Liban, nous nous réconforterons en visitant monastères et villages chrétiens, propres et fleuris et où les innombrables statues de la Vierge Marie et de Saint Charbel ne laissent place qu’aux posters de Samir Geagea et son épouse Shetrida ou de la famille Gemayel. Curieusement, aucune évocation, nulle part, pas même à Beyrouth, du général Aoun. La majorité des chrétiens n’accepte pas son alliance tactique avec le Hezbollah, même si elle comprend l’intérêt d’encourager la division entre musulmans chiites et sunnites. Mais la plupart ne croient guère à cette paix des braves et perdent l’espoir d’une issue heureuse. Ils vivent au jour le jour en espérant tenir le plus longtemps possible. D’autres, plus pessimistes, quittent le pays pour la France ou les USA. Les chrétiens sont maintenant à peine plus de 30%. Ils étaient majoritaires dans le pays il y a 50 ans.

Sœur Virginie, elle, a choisi de vivre dans le présent tout en souhaitant que les liens noués en France avec les familles de parrainage, seront peut-être, si les choses allaient très mal, une planche de salut pour certains de ses enfants.

C’est ce grand et grave point d’interrogation que nous avons senti planer sur nos amis chrétiens du Liban en ce mois d’août. Puissent-ils connaître la paix le plus longtemps possible. Notre amitié et notre soutien sont pour eux un précieux réconfort.

Promenade en car Accueil poussins
Une joyeuse promenade dans le car offert par Sos outre mer Accueil par les "poussins" à notre arrivée
Baalbeck Expo Hezbollah Expo propagande Hezbollah Baalbeck
A l'entrée de ruines de Baalbek, une exposition de propagande du Hezbollah
De nouveaux troubles à Anjouan la française 
Commando-comorien
En 1997, un commando comorien vient mater la rébellion anjouanaise.

Le 11 novembre 2011, de nouveaux troubles ont éclaté à Anjouan où des éléments incontrôlés de l’OPIA (Organisation pour l’indépendance d’Anjouan) ont dressé des barrages sur 80% du territoire. Aussitôt, des drapeaux français sont apparus sur toute l’île. Les forces comoriennes sont aussitôt intervenues et des arrestations avec transferts vers Moroni (Comores) ont été opérées.

Anjouan a vécu dans la France et n’a jamais voulu l’indépendance. Celle-ci lui a été donnée contre son gré après le referendum du 22 décembre 1974 par lequel fut consultée l’ensemble de la population des Comores et non les habitants île par île. Ensuite, par la loi française du 24 décembre 1976, seuls les Mahorais furent consultés par un nouveau référendum, le 8 février 1976. C’est donc uniquement le peuple de Mayotte qui put se prononcer à une très large majorité (99 %) pour son maintien dans le giron français. Anjouan fut laissée pour compte alors qu'une manifestion revendiquant cette nouvelle consultation eut lieu avant ce référendum de 1976, à Hada dans la région  de Nyumakelé, avec le drapeau français hissé sur les mâts des couleurs.

La manifestation de Hada fut matée dans le sang par les force de Moroni, il y eut des morts ce jour là mais dans l'indifférence du gouvernement français de l'époque. Tout comme récemment, le 14 juillet 1997, alors que le drapeau français était encore hissé sur le mât officiel des couleurs à Mutsamudu pour célébrer la fête nationale française, un ancien combattant de l’armée française et membre de l’O.P.I.A., le sergent chef Mohamed Abdallah (dit Béléla) fit bouclier humain par son corps pour empêcher qu’on touche au drapeau français ; il est tombé sous les balles d’un officier de la gendarmerie comorienne (un certain alias MATABA actuel chef d'Etat major régional de l'AND à Anjouan). Là encore, silence de l’État Français.

Depuis, les Anjouanais n’ont cessé de clamer leur amour de la France, leur souhait de lui être à nouveau rattachés et leur refus d’être livrés au régime islamique des Comores.

La France peut-elle rester sourde à l’appel de cette île francophone et francophile ? Ne peut-elle au moins jouer un rôle pour le règlement du conflit qui oppose Anjouan aux Comores, pour le respect d’une véritable autonomie et une relation privilégiée avec la France ?

La question est posée une fois de plus par les Anjouanais mais le silence assourdissant des médias français sur la nouvelle flambée de violence dans l’île n’est pas de bon augure, que ce silence soit dû au caractère politiquement incorrect de la revendication (c’est à dire contraire au « sens de l’histoire ») ou à des consignes gouvernementales.


Africa Pax


L'association humanitaire Africa Pax recherche des parrains et marraines pour des adolescents du Togo.

Renseignements :
Africa Pax
11 rue du Four - 34 600 Faugères
04.67.95.12.16
africapax@gmail.com
www.africapax.fr

Souscription « Un car pour le Liban »

Il y a 12 ans, Sos outre mer avait offert un minibus de 9 places à la Maison ND des Dons pour l’enfant heureux. Même s’il est un peu fatigué, ce véhicule a rendu de grands services et il servira encore beaucoup. Toutefois, pour pouvoir transporter tous ses enfants aux écoles et collèges où ils suivent leurs études, en évitant de nombreuses navettes (qui commencent tôt le matin et se terminent tard le soir), Sœur Virginie rêvait de pouvoir acquérir un car de 30 places pour assurer ces transports scolaires et quelques sorties.

En 2008, une souscription organisée par Sos Outre Mer a permis d’envoyer à Sœur Virginie 15 000 € qui lui ont permis d’acheter ce véhicule. Mais elle a du souscrire un prêt car la somme était insuffisante et elle doit maintenant rembourser des mensualités de 500 €.

Pour contribuer au paiement de ces mensualités, Sos Outre Mer a décidé de prolonger la souscription pendant toute l’année 2009. Les dons peuvent donc toujours être adressés à Sos outre mer, 13 Fbg Sébastopol, 31290 Villefranche de Lauragais, en indiquant au dos du chèque « Un car pour le Liban ». Un virement peut également être fait directement au CCP de l’association N° 9 570 85 R Paris.  D’avance, merci de votre générosité!

Un CD de chansons pour les Droits des enfants

L’association Sos outre mer vient de réaliser, en partenariat avec le service d’aide aux victimes en Guyane, un CD de 9 chansons originales sur les droits des enfants et l’enfance maltraitée.
Ces chansons, écrites et interprétées par des bénévoles des deux associations, ont pour thèmes : les enfants et la guerre, le travail des enfants, les abus sexuels, etc. Plusieurs de ces chansons sont d’inspiration créole-guyanaise.

Ce disque est vendu au profit des actions menées en direction des enfants par les deux associations.
Son prix est de 15 € (franco de port).

A commander à : Sos outre mer, 13 Fbg Sébastopol, 31290 Villefranche de Lauragais.

Expressions Fermières - Commerce solidaire

Le commerce équitable ne se résume pas à des produits fabriqués à l’autre bout du monde. Il se pratique aussi en France.

Ainsi, l’entreprise Expressions Fermières, créée par deux jeunes ingénieurs en agriculture, dont un œnologue, et qui commercialise d’excellents vins et autres produits du Sud ouest (foies gras, confits, terrines, huiles, condiments et épices, miels, confitures, gâteaux, etc.) accepté d’aider Sos outre mer en lui reversant 15 € du montant des commandes passées par les personnes qui se feront connaître en mentionnant sur leur bon de commande le code « Liban » dans la case « Code de remise ».

Cette offre est valable sur l’ensemble des produits du catalogue. Ces produits de qualité, introuvables en grande surface, sont l’œuvre de petits producteurs sélectionnés avec soin par Expressions fermières et qui maîtrisent toute la chaîne de production.

Alors, rendez-vous vite sur le site www.expressions fermières.com !

Pour les personnes qui n’auraient pas accès à Internet, il est possible de demander un catalogue papier en appelant au: 05.62.71.13.82.