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Les
secrets de la guerre du Liban, par
Alain Ménargues, Ed. Albin Michel. (30 €, en
librairie). Pour bien connaître l’histoire de la
guerre du Liban et notamment le rôle joué par
Bechir Gemayel.
Itinéraires
libanais ( le Liban des Saints, des
héros, des guerriers, des politiciens et des assassins), par
Bernard Antony, Ed. Godefroy de Bouillon, 17,50 €.
Récit d’un voyage au Liban effectué en
septembre 2007 par un groupe de Chrétienté
Solidarité.
Alger, le 26 mars 1962
(Nouveau livre blanc sur un crime d’Etat. De nouvelles
révélations sur la fusillade de la rue
d’Isly qui fit de nombreux morts et blessés parmi
une foule de Français défilant pacifiquement
derrière un drapeau tricolore, victimes des balles
françaises. Edité en 2008 par
l’association Véritas, BP 21, 31620 Fronton. (10
€, franco de port).
Le Maître de la
vigne, par Arnaud de Laportalière,
Diacre du diocèse de Pamiers et aumônier des gens
du voyage, illustrations de Jean de Rigaud. Un essai utile à
ceux qui cherchent Dieu. A commander à Sos outre mer (10
€, franco de port).
La
Réunion, volcan d’exception,
un très beau et grand livre de photos sur le volcan de la
Fournaise, dans l’Ile de la Réunion,
réalisé
par le photographe Pierre
Choukroun. 159 pages de photos originales en couleur. Prix :
35
€, dont 6 € seront reversés à
Sos Outre Mer..
A commander chez l’auteur : Tel. 02 62 21 41 37. E-mail :
pierre.choukroun@wanadoo.fr
A la
recherche du Liban perdu, par Nahida Nakad, Ed
Calmann-Lévy, 2008. 18 €.
D’origine Druze, cette communauté
particulière que les
musulmans considèrent comme hérétique,
Nahida Nakad est née en 1960 à Beyrouth.
A l’adolescence, après une enfance heureuse et
paisible, elle découvre la
guerre et quitte le Liban pour Rome où ses parents
s’installent avec l’espoir
de revenir un jour vivre au pays.
Elle y retournera plus tard comme
grand reporter de TF1,
seule ou avec son mari Jean-Pierre About, également grand
reporter.
Sa connaissance du Liban et sa
pratique de la langue
arabe font d’elle une envoyée spéciale
toute désignée pour couvrir les grands
événements mais aussi une observatrice
privilégiée de tous les épisodes de
cette guerre interminable et des drames humains qui en ont
découlé.
A Rome, puis aux Etats Unis
où elle complète ses études,
Nahida Nakad est influencée par les professeurs et
étudiants communistes
qu’elle fréquente. Ses sympathies vont alors
plutôt aux Palestiniens qu’aux
Chrétiens alors que le mode de vie de sa famille
l’apparente davantage aux
seconds. Mais l’âge et
l’expérience de son métier la
conduiront à faire preuve
de lucidité.
Son origine druze donne aussi
à sa vision des problèmes
libanais une originalité et une approche que nous
n’avons pas l’habitude de
percevoir dans d’autres livres sur le Liban.
Elle décrit en profondeur
cette société libanaise qu’elle
connaît bien et prend le recul nécessaire pour en
analyser les qualités et les
défauts. Ainsi écrit-elle :
« Les Libanais sont d’excellents
entrepreneurs individuels mais de très mauvais
citoyens… ».
Cependant, la journaliste
française transparaît parfois
dans le récit, avec cette tendance à une
bienveillance qui va plutôt vers tout
ce qui est de gauche et musulman que de droite et chrétien.
Fort heureusement,
sa grande sensibilité la contraint à une certaine
objectivité et rend son livre
attachant, notamment parce qu’elle parvient à
raconter en parallèle sa propre
histoire et celle de son pays.
Mais il est clair qu’elle ne
croit pas à ce Liban qu’elle
considère fabriqué pour des Chrétiens,
désormais minoritaires, et trop
récemment taillé dans le territoire syrien par
des décisions occidentales.
Le livre se termine par une
chronologie des événements de
1916 à 2008, très utile pour qui veut essayer de
mieux comprendre une histoire
aussi complexe et emmêlée que celle du Liban.
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